Sans XL, la Compagnie poursuit sa route (vidéo)

Sans XL, la Compagnie poursuit sa route (vidéo)

Rédigé le 06/10/2019
Pierre Georges

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IFTM 2019

En plein naufrage de sa compagnie sœur XL Airways, La Compagnie, spécialiste des liaisons vers New York en classe affaires, poursuit son chemin et termine le renouvellement de sa flotte.

Bien qu’affecté par la liquidation judiciaire de XL Airways, prononcée vendredi 4 octobre dernier par le tribunal de commerce de Bobigny, Jean-Charles Perino, directeur commercial et marketing de La Compagnie, se veut rassurant, alors que les deux transporteurs partageaient le même actionnaire.

« Il n’y a aucun impact sur nos activités. Les deux sociétés ne sont pas liées, il s’agit de deux sujets bien différents.

Pour nous, la vie continue 
», expliquait-il depuis le stand de La Compagnie sur l’IFTM Top Resa, la semaine dernière.

Nice dépasse les attentes

Le transporteur 100% classe affaires qui relie Paris, et désormais Nice, à New York affiche même une belle progression sur son exercice en cours puisque le nombre de passagers transportés devrait grimper de 22%, alors que l’offre a gagné 18%.

Une progression due à l’ouverture, cet été, d’un vol saisonnier entre Nice et New York, à raison de 5 vols par semaine.

D’après la direction, face à Delta et bientôt à United, le marché réagit favorablement et le vol sera maintenu l’été prochain.

« Les résultats sur Nice dépassent nos espérances. On a stimulé le marché. Maintenant, on souhaite enfoncer notre présence l’été prochain, cette fois en A321neo », résume le directeur commercial, pour qui la priorité absolue reste de se consolider sur une ligne Paris - New York en pleine explosion concurrentielle.

Une flotte 100% A321neo cette fin d’année

La Compagnie s’apprête aussi à terminer le renouvellement de sa flotte.

A compter de la fin de ce mois d’octobre, un second Airbus A321neo de 76 sièges business arrivera, en remplacement du dernier Boeing 757 que le transporteur exploitait.

« Nous aurons alors la flotte la plus neuve de France », sourit Jean-Charles Périno pour qui le fait de n’exploiter plus qu’un seul produit est une avancée fondamentale.

Les gains de temps et de coûts de maintenance ainsi que les économies de carburant engendrées devraient jouer pour beaucoup dans les comptes du transporteur, qui espère ainsi atteindre la rentabilité pour l’année 2020.


Pierre Georges
Publié par Pierre Georges
Journaliste - TourMaG.com

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