J’ai testé pour vous la nouvelle Business Class de Corsair

J’ai testé pour vous la nouvelle Business Class de Corsair

Rédigé le 08/07/2019
Dominique Gobert

7

Sur la nouvelle route ouverte entre Paris et Miami

Corsair International reste plus que jamais tournée vers le modèle d’une compagnie aérienne régulière. Depuis quelques mois, tous les avions de la flotte sont configurés en trois classes : Economy, Premium Economy et Business, que nous avons emprunté sur la ligne Paris-Miami.

Outre ses liaisons « historiques », vers les Antilles notamment, Corsair vient d’ouvrir une nouvelle liaison entre Paris Orly et Miami, en Floride.

C’est depuis le Terminal 4 d’Orly, dans un aéroport rénové, que Corsair opère ses quatre vols hebdomadaires à destination de Miami, en attendant d’augmenter ses fréquences.

Au départ de Paris, le vol décolle en fin de matinée, permettant ainsi une arrivée en fin d’après-midi dans la « capitale » de la Floride.

Pour l’enregistrement en Business, deux comptoirs réservés aux 12 passagers de cette nouvelle classe. Accueil attentionné de la part d’une jeune femme tout sourire, enregistrement très rapide et en route vers le « périple » traditionnel d’un aéroport parisien avant d’atteindre le salon Corsair.

En Business chez Corsair, le passager bénéficie du passage N°1, plus rapide et surtout moins encombré. Malheureusement, et comme encore trop souvent dans nos aéroports parisiens, le passage « Parafe » ne dispose, lorsque nous l’avons emprunté, que d’une seule cabine en état de fonctionner !

En revanche, le nouveau système de reconnaissance faciale est nettement plus performant que l’ancien système où cela s’effectuait grâce aux empreintes digitales… qui fonctionnait quand il avait le temps. Combien de fois sommes-nous restés coincés dans la cabine, attendant la délivrance par un policier souvent hilare !

Désormais, le salon Corsair se trouve en zone sous douane. Très lumineux, divisé en petits espaces « cosy » et confortables, le voyageur dispose de tout ce qu’il faut avant d’entamer un vol lointain. Et ce, quelle que soit l’heure d’embarquement !

A l’heure de notre embarquement, non seulement le buffet disposait de tout ce qui peut composer un petit-déjeuner « classique », mais, pour les plus « enthousiastes », champagnes et vins de grands crus sont également disponibles.

Une business qui n’a rien du low cost !

Embarquement légèrement différé, mais ce sont les aléas de Paris, encore hélas trop fréquents.

La cabine Business ne nous décevra pas.

Accueil particulièrement souriant, mais c’est souvent le cas chez Corsair, dans cet espace clair et lumineux. 12 sièges composent l’ensemble, répartis sur deux rangées, 2-2.

Pas le temps de s’installer, le personnel de bord vous débarrasse des vestes et manteaux encombrants et propose champagne, jus de fruits… ou verre d’eau.

Le siège est large et dispose de différents espaces de rangement, ainsi qu’une tablette « grand format » pour le divertissement à bord. Bien évidemment, ce fauteuil se transforme en lit parfaitement plat et plutôt moelleux.

La cabine de l’Airbus A330 de Corsair est pleine, mais cela ne gène en rien l’ambiance « cosy » qui se dégage dans cet espace.

Un menu de choix

A peine le décollage effectué et comme c’est une heure adéquate, on passe aux choses sérieuses, le repas !

Apéritif, cela va de soi, et un assortiment de tout ce dont peut disposer le Bar d’un Grand hôtel : vins, champagnes, whiskies, Ricard ça, c’est pour « mes amis qui se reconnaîtront » et bien évidement, quelques petits canapés sympathiques. Verres bien évidemment en verre, soucoupes en porcelaine blanche…

Pour le repas, encore un moment de qualité : nappe en tissus, menu élaboré et vins de grands crus. Pour ce vol qualifié par Corsair de « Bistronomique.

En entrée, le choix consiste en quelques toasts au foie gras ou des crevettes au piment d’Espelette. A suivre, un plat « Volaille », un plat Viande Rouge, (filet de bœuf sauce demi-glace à l’orange, gratin de pommes de terre, asperges et tomates cerises), assortiment de fromages et desserts…

Pour le « buveur », hésitation entre le Saint-Emilion Grand Cru ou le Chorey-les-Beaune, à moins qu’un Bourgogne blanc n’en séduisent certains. Et pourquoi pas ce Rosé Côté de Provence Château Cavalier ?

Ou simplement le Champagne Billecart-Salmon, brut !

A signaler, que, moyennant un supplément de 55€, (mais il faut le réserver et il n’est disponible qu’au départ de Paris), pour le menu Gastronomique, élaboré par Michel Rostang, on peut avoir caviar et saumon Petrossian, homard, fondant au chocolat et champagne Billecart.

Ce menu est disponible dans toutes les classes de réservation.

Dans le silence de la nuit

En revanche, malgré la très bonne idée de cette tablette tactile installée sur chaque siège, le choix de films (28 en tout) est un peu… léger. Peu de nouveautés et quelques « nanards » dont on pourrait vraiment se passer. Mais personne n’est parfait !

Le vol de retour vers Paris est un vol de nuit. Et après le repas, de bonne facture comme sur le vol aller, doucement, la cabine s’éteint et on peut enfin profiter d’une véritable nuit de sommeil.

Le siège s’incline à 180°, l’oreiller est moelleux à souhait, la couverture douce comme la caresse d’un ange…

Au réveil, un léger parfum de café (expresso pour ceux qui le désirent) vous met tout de suite dans d’excellentes dispositions.

Grâce à la trousse de toilette, complète et disposant d’accessoires en bois (pas de plastique à usage unique), il est temps de reprendre une activité trépidante, frais et dispos.

Bien évidemment, les bagages enregistrés sont délivrés en priorité. Seul bémol, comme d’habitude à l’arrivée à Paris d’un vol de nuit, le passage à la police de l’air est un peu… lent !


Dominique Gobert
Publié par Dominique Gobert
Editorialiste - TourMaG.com

Voir tous les articles de Dominique Gobert


  • picto email